UNIVERSITÉ AZAD ISLAMIQUE
Unité Centrale de Téhéran
Faculté de Langues Étrangères
Mémoire
En vue de l’obtention de la maîtrise
en didactique française
Sujet :
La connaissance des termes congénère pour améliorer
l’apprentissage de la langue française 
Sous la direction de :
Mme le Docteur NédaAtashVahidi
Présenté par :
Setareh MOFIDIAN
Juillet 2014
واحد تهران مرکزی
دانشکده زبانهای خارجی
پایان نامه جهت دریافت درجه کارشناسی ارشد فرانسه
گرایش: آموزش زبان فرانسه
موضوع :
بررسی و شناخت لغات هم خانواده در روند بهبود آموزش ویادگیری زبان فرانسه
استادراهنما:
خانم دکتر ندا آتش وحیدی
پژوهشگر:
ستاره مفیدیان
تابستان ۱۳۹۳
Au nom de Dieu
Je tiens d’abord à remercier mon directeur de recherche Madame le Docteur NédaAtashVahidi pour la confiance qu’il a bien voulue m’accorder en acceptant de diriger ce travail de recherche, pour sa disponibilité et ses encouragements, ses conseils et ses remarques pertinents qui m’ont été d’une grande aide.
Je remercie les membres de jury Madame le docteur AnahitaGhaemMaghamiet Madam le docteur Fahim kalam d’avoir accepté de relire ce mémoire et d’en être rapporteuses.
به یاد و خاطره ی همسرم
و با عشق به یگانه فرزندم آرین
با سپاس فراوان از استاد بزرگوار و دلسوزم سرکار خانم دکتر ندا آتش وحیدی و راهنمایی و مساعدت های بی دریغ ایشان که بدون آن نگارش این پژوهش میسر نمی گردید.
Table de matières
– Introduction…………………………………………………………p.1
– Chapitre Ι
Question de la dérivation………………………………………………….p.9
Ι- Brève historique de la langue française…………………………….p.10
ΙΙ- La création lexicale…………………………………………………p.12
II-1 Racine /radicale/base…………………………………………… p.17
II-2 Unités lexicales productives et unités lexicales bloquée……….p.24 
II-2-1Ladérivation propreoudérivation « affixale »……………..p.27 
II-2-2 La suffixation………………………………………………. ..p.24.424
II-3La préfixation……………………………………………………..p.27
III- la dérivation parasynthétique………………………………………p.28
IV- La dérivation impropre (recatégorisation ou conversion …………p.29
V- la dérivation inverse……………………………………………………p.31
VI- La composition………………………………………………………..p.32
VII- les abrègements………………………………………………………p.32
VII-1 La siglaison…………………………………………………….p.32
VII-2 Les sigles………………………………………………………….p.32
VII-3 les acronymes……………………………………………………..p.33
VII-4 Sigles et acronymes comme bases de dérivés…………………..p.33
VII-5 les troncations …………………………………………………….p.35
VII-6 Les abréviations………………………………………………… .p.35
VII-7 Les mots valises (le télescopage) …………………………….…p.36
VII-8 la réduplication…………………………………………………….p.37
– Chapitre ІІ
Processus de la composition………………………………………………..p.38
І. Approche linguistique et historique………………………………………..p.41
II- La composition, un procédé de création de mots…………………..…p.44
II-1 types de mots composés…………………………………………..p.46
II-1-1 Composés endocentriques…………………………………p.46
II-1-2 Composés exocentriques………………………………………….p.47
III- la composition populaire (les éléments français)……………………p.47
IV- Locution adverbiales, prépositives ou conjonctive ; les adverbes
composés……………………………………………………………….…..p.52
V- La composition savante (les éléments étrangers)……………………p.53
V.1. Les éléments latins……………………………………………………p.53
V.2. Les éléments grecs……………………………………………………p.54
V.3. Les formations mixtes……………………………………………….p.54
V.4. Autres langues ………………………………………………………p.55
VI- L’orthographe, les signes graphiques……………………………….p.56
VI.1. composés unifiés…………………………………………………….p.57
VI.2. composés à apostrophe……………………………………………….p.57
VI.3. composés à traits d’union……………………………………………p.57
VI.4. composésdétaché……………………………………………………..p.57
– Chapitre ΙΙІ
Analyse de lexicalisation……………………………………………p.62
Ι- présentation fonction lexicale………………………………………….p.63
I-1 Fonction lexical non-standard……………………………………p.63
I-2 fonctions lexicales pour représenter les termes entre dérivation et composition…………………………………………………………………p.63
I-3 Fonction lexicales pour représenter la composition savante et la dérivation……………………………………………………………………p.64
I-4 Fonction lexicales correspondants…………………………………p.67
ΙΙ- problèmes rencontrés……………………………………………………p.68
II-1 participe et adjectif verbaux………………………………………..p.68
II-2 Nominalisation de verbes et résultats……………………………….p.69
II-3 Noms d’agent et noms d’instrument…………………………………p.70
Analyse sur les suffixations par –able et -ité……………………………p.72
– Suffixe -ité………………………………………………………………p.74
– Analyse de –é, –eux……………………………………………………..p.75
– Illustration : venté vs venteux …………………………………………p.76
– La dérivation et composition ………………………………………….p.77
– Problème de classification / catégorisation ……………………………p.81
– Le cas d’- auto……………………………………………………………p.83
– Chapitre IV
Connaissance lexicale et morphologique chez les apprenants iraniens……………………………………………………………………p.86
– Enseignement de la formation de vocabulaire……………………p.95
– Conclusion………………………………………………………….p.99
Bibliographie…………………………………………………………..p.103
Annexe ………………………………………………………….. …….p.110
Dans cette humble recherche nous voulons étudier le rôle des mots congénères pour enrichir le domaine lexical des étudiants de la langue française en Iran.
À cet égard, nous avons essayé de traiter les aspects différents des lexiques.
Nous avons profité largement des méthodes linguistiques et morphologiques pour connaître la structure du lexique ; de même, nous avons eu recours à la lexicologie pour savoir plus sur la formation des mots.
Parallèlement nous avons compris que depuis des années un grand nombre de mots étrangers sont introduits dans la langue française : ce qui a causé le changement de forme et de signification de certains mots.
Alors, nous avons essayé de présenter les mots composés avec leurs nuances et, nous avons précisé leur racine grecque ou latine.
Le but de notre recherche était la connaissance des bases de mots pour distinguer les mots de la même famille et connaître les mots dérivés ; Et tout cela en vue d’enrichir la connaissance des étudiants de la langue française en Iran dans le domaine de la lexicologie.
Introduction
L’intérêt que nous portons à l’enseignement du français langue étrangère nous pousse à nous interroger sans cesse sur les processus et les mécanismes de l’apprentissage et de l’acquisition d’une langue étrangère, ainsi que sur les moyens pratiques et pédagogiques qui peuvent être mis en place afin d’optimiser cet apprentissage.
Cette notion c’est-à-dire l’apprentissage, met en réalité bien plus en jeu qu’une simple pratique pédagogique : elle trouve ses fondements et ses théories dans les domaines de la psychologie cognitive du langage, de la mémoire, de la linguistique et de la méthodologie. C’est par une combinaison avisée de tous ces facteurs que l’apprentissage, puis l’acquisition d’une langue étrangère sont possibles.
Se poser la question de l’acquisition du lexique lors de l’apprentissage d’une langue nouvelle nous apparaît comme fondamental. Les mots sont aujourd’hui considérés par la recherche linguistique comme les
« […] pivots de la langue autour desquels s’organisent toutes les données (phonématiques, morphologiques, syntaxiques, sémantiques et rhétoriques) qui conditionnent leur insertion dans le discours». 1
L’apprentissage du lexique est un fait central pour les apprenants puisque c’est grâce à cela qu’ils accèderont à la communication, en transformant selon les règles morphologiques propres à la langue étudiée les significations «brutes» en énoncés cohérents et adaptés au contexte communicationnel.
Le vocabulaire est assez mal perçu de la part des enseignants et des apprenants qui voient en lui l’ennui de longues listes à mémoriser par cœur, mais qui, assez paradoxalement, est aussi l’une des exigences principales des apprenants en langue, qui ne conçoivent pas l’apprentissage sans lesdites listes.
Or, si, il nous semble évident que ce mode de présentation n’est pas le plus motivant ni le plus captivant, l’apprentissage du vocabulaire n’en reste pas moins obligatoire, indissociable de tout apprentissage langagier. Et cet apprentissage ne peut se satisfaire d’une présentation faite à la légère, au gré des textes et des leçons, sans lien ou progression pédagogique. Il doit être construit afin de permettre à l’apprenant une mémorisation, une reconnaissance, un accès et un réemploi.
Lüdi explique que,
« La notion de compétence lexicale a souvent été conçue comme une sous-compétence linguistique prenant appui sur l’analyse morphologique des mots, à partir des opérations de composition et de dérivation. »2
La plupart des spécialistes sont d’accord, aujourd’hui, pour postuler, au sein de la compétence linguistique, une sous-compétence lexicale double, composée d’une part de listes de mots dans une mémoire lexicale et d’autre part de règles lexicales. Ces dernières servent non seulement à rendre transparentes les unités construites, mais aussi et surtout à produire et comprendre des unités soit entièrement inédites, soit inconnues par un locuteur-auditeur particulier.Donc, La connaissance lexicale n’est qu’une des composantes du savoir linguistique, elle est néanmoins indispensable à toute performance dans la langue cible.
Les chercheurs ont analysé les erreurs chez les étudiants, et sont arrivés à cette conclusion que toutes les analyses d’erreurs comportent une catégorie intitulée « erreurs lexicales » ; mais rares sont les linguistes qui se donnent la peine de définir ce terme.
Comme nous nous situons dans une perspective d’apprentissage des langues, il s’agit de savoir ce que connaître un mot signifie pour l’apprenant. Richards (1976) définit la compétence lexicale de manière large en y incluant, outre une connaissance de type logico-sémantique (le ou les sens et les associations de sens), de nombreux autres facteurs tels que, par exemple, le registre et le comportement syntaxique. Ce type de conception est appelé la conception large du lexique.
Il existe différentes opinions sur la connaissance du vocabulaire. Certains pensent que La connaissance du lexique aide à l’usage de la langue cible, ce qui permet, en retour, la croissance du vocabulaire. D’autres disent que le vocabulaire est une composante essentielle dans l’acquisition d’une langue seconde, car les mots sont la plus importante source de sens, et que l’acquisition du vocabulaire serait au moins aussi importante que l’acquisition de la grammaire. Plus important encore, Schmitt et Meara (1997) ont établi qu’il y a une corrélation entre la taille du vocabulaire L2 et la compétence globale dans la langue cible.
Comparativement à la grammaire qui est un système fermé, le vocabulaire d’une langue est un système ouvert dont l’apprentissage est quasi infini. Selon Waring et Nation (2004), même après avoir étudié la L2 durant plusieurs années, bien peu d’apprenants réussissent à acquérir un vocabulaire aussi étendu que les locuteurs natifs. S’il y a des adultes apprenants de L2 qui réussissent à avoir un vocabulaire aussi étendu que des locuteurs natifs scolarisés, il s’agit là de l’exception et non de la règle.
Nous le savons bien, l’apprentissage d’une langue étrangère signifie nécessairement avoir à produire, ainsi qu’à lire et à comprendre, de nombreux textes. Alors il serait nécessaire de noter qu’en français, la grande majorité des mots sont des mots construits par dérivation.
La dérivation est un processus qui consiste à former des mots par l’addition d’un ou de plusieurs affixes à une base, selon des règles bien précises. Dans les mots dérivés, la base ainsi que les affixes sont tous porteurs de sens. Comparativement aux mots simples, non construits, les mots dérivés peuvent être analysés par la décomposition de leurs parties. La connaissance des principes de la morphologie dérivationnelle et la capacité d’analyse des mots construits confère donc un avantage au locuteur face à un mot qui ne lui est pas familier.
En effet, la morphologie dérivationnelle, si elle est complexe, contribue aux compétences lexicales parce que ses règles impliquent de la redondance. La langue française est riche sur le plan de la morphologie et une bonne connaissance de cette langue suppose donc la maîtrise des principes de base en morphologie dérivationnelle.
Peu d’études ont porté sur les connaissances lexicales en français langue seconde chez des étudiants universitaires. La connaissance lexicale est complexe et il ne serait pas possible d’en mesurer tous les aspects dans une seule et même étude.
Dans cette recherche, nous avons voulu savoir quelles sont les règles de la dérivation. Plus précisément, nous souhaitions augmenter la connaissance lexicale chez les étudiants, ainsi qu’enrichir le domaine de la morphologie dérivationnelle chez eux. Y a-t-il une corrélation entre la connaissance lexicale et la production écrite ou orale chez les étudiants non francophones ? Nous voulons vérifier ce problème surtout chez ceux qui étudient en Iran, dans des universités ou des instituts de langues. Donc dans le premier chapitre de cet humble travail, nous allons étudier le problème de la dérivation lexicale.
On distingue deux grands domaines dans la morphologie en français: la morphologie flexionnelle et la morphologie dérivationnelle ou lexicale.
Alors que la flexion ajoute des traits grammaticaux à une racine sans créer un mot nouveau, le procédé de dérivation consiste à créer de nouveaux mots par l’addition d’affixes à une racine ou base.
La dérivation est un procédé très productif en français et le lexique compte une proportion importante de mots dérivés, d’où l’importance d’en connaître les principes. Par exemple, le suffixe -ion, qui sert à former des noms, se retrouve dans quelques 2,400 mots dérivés. Les connaissances en morphologie dérivationnelle contribuent à la fois à l’étendue et à la profondeur du savoir lexical et en langue seconde ; on sait maintenant que la connaissance de la morphologie joue un rôle important dans la connaissance lexicale.
Il est à savoir que les connaissances lexicales et morphologiques ne font pas l’objet essentiel d’une évaluation à l’examen d’admission à l’Université et que les cours pour les étudiants en français écrit et parfois oral, sont axés sur la maîtrise de la grammaire de base. Par contre, nous pensons que la connaissance lexicale est une composante importante des compétences en L2 et il nous a semblé crucial de connaîtrequelle était cette connaissance chez des étudiants.
Former un mot se fait aussi par composition.Il consiste alors à combiner deux ou plusieurs mots simples.
Les mots composés peuvent être :
•  attachés : Exemple : un portemanteau ;
•  réunis par un trait d’union : Exemples : un abat-jour, un grand-père ;
•  reliés par unpreposition; 
En ce qui a trait à la morphologie dérivationnelle, nous avons étudié les préfixes et les suffixes, et il est à savoir que ces deux ne sont pas semblables sur le plan formel et qu’ils font appel à des procédés de niveaux différents.
Nous avons voulu vérifier la connaissance des principes suivants:
1) plusieurs mots peuvent partager une même base et avoir une signification en commun : ils font alors partie de la même famille de mots;
2) les suffixes déterminent la catégorie grammaticale du mot dérivé ;
3) certaines structures comme déroule+ure sont impossibles en français, alors que d’autres comme double+-ure sont tout à fait légales.
Et puis, toutes les formes dérivées n’ont pas le même degré de complexité : le processus de dérivation d’un mot peut entraîner des changements formels. Des chercheurs se sont intéressés non seulement à l’étendue du vocabulaire, mais aussi au rang de fréquence des items connus, soit simplement pour mesurer le degré de sophistication du vocabulaire des locuteurs, soit pour expliquer le niveau de performance dans une tâche donnée. Quelles sont les différents composants de lexiques dans langue française ? Dans notre recherche, nous allons voir quelle pourraient être les différentes formations des mots. Notre deuxième chapitre sera consacré à l’étude de la composition des mots en français.
La connaissance lexicale est complexe et on dit qu’elle est de nature progressive, c’est-à-dire, que c’est un savoir qui se développe en plusieurs étapes, allant de l’absence totale de connaissance du mot jusqu’à la capacité à l’utiliser de façon productive. En effet, il faut distinguer entre reconnaître un mot et le comprendre, et comprendre un mot ne signifie pas nécessairement qu’on saura l’utiliser.
Il est très courant de distinguer le vocabulaire actif ou productif et le vocabulaire passif ou réceptif. Le vocabulaire réceptif d’un individu, c’est sa capacité à percevoir la forme d’un mot et à retrouver sa signification; le vocabulaire productif lui, implique de retrouver en mémoire puis de produire la forme appropriée pour exprimer une signification. Cependant, cette distinction classique entre vocabulaire actif/productif et vocabulaire passif/réceptif n’est pas purement dichotomique. En fait, il faut voir le savoir lexical sur un continuum, ayant plusieurs niveaux et plusieurs dimensions. La connaissance passive/réceptive précède généralement la connaissance active/productive et sur le continuum, des zones se superposent et des mots qui sont acquis sur le plan réceptif deviennent peu à peu disponibles pour la production. Il se peut aussi que certains mots connus sur le plan réceptif ne deviennent jamais du vocabulaire actif et certains aspects d’un mot peuvent faire partie du vocabulaire productif alors que d’autres demeureront au stade passif. Maintenant une question se pose : comment peut-on mémoriser un grand nombre de vocabulaire ? Nous croyons que si l’apprenant fait attention à l’analyse structurale des mots, il aura plus de chance à enregistrer dans son esprit un plus grand nombre de lexique. Alors, nous avons décidé de consacrer une partie de cette humble recherche à l’analyse de lexicalisation. Cela constituera l’objectif de notre troisième chapitre.
Pour mettre fin à cette recherche, nous allons préparer un questionnaire qui sera rempli par les étudiants de certains universités, et instituts de langues à Téhéran, afin de connaître leur niveau de connaissance lexicale et morphologique en français, comme langue étrangère. Alors dans notre dernier chapitre nous allons montrer le résultat de cette enquête qui montrera le niveau lexical des étudiants de la langue française en Iran.
Cette étude sera un moyen pour saisir les différents problèmes dans le processus d’enseignement / apprentissage ; d’où les enseignants pourront combler les manques dans leur manière d’enseignement, et les apprenants comprendront mieux ce qui est nécessaire dans leur progrès.
Chapitre Ι
Question de la dérivation
Les mots évoluent et, éventuellement, disparaissent avec la chose, l’action ou le sentiment qu’ils représentent. Afin d’étudier la formation des mots, il est nécessaire de voir d’abord l’évolution de la langue française.
Ι- Brève historique de la langue française
On sait quele français est une langue qui vient du latin et on peut fort bien imaginer comment elle est née, mais on ne peut pas savoir quand elle est née.
Lorsque Jules César et ses légions romaines se sont installés en Gaule, le latin a été parlé par des populations gauloises non seulement avec leur « accent », mais aussi en y mêlant des mots appartenant à leur propre langue, comme par exemple ceux qui ont donné les mots français char, alouette ou chêne. Le latin a connu ainsi une première étape de modifications à cette époque, mais il n’était pas encore devenu le français.
Quelques siècles plus tard, les invasions germaniques auront un gros impact sur la façon de parler le latin en Gaule et les Francs qui donneront finalement leur nom à la langue française, vont à leur tour imprimer une marque durable sur ce latin déjà évolué.
L’influence germanique sera dès lors très importante pour la physionomie de cette langue en devenir, car elle portera sur la prononciation et sur la grammaire aussi bien que sur le lexique de tous les jours. Un seul exemple : en français, la plupart des noms de couleur ne sont pas d’origine latine, mais germanique. En voici quatre, parmi les plus usuels : blanc, bleu, gris, brun.
Mais on ne peut pas encore parler de langue française à cette époque car ce sont plusieurs langues, un peu différentes les unes des autres, qui vont prendre naissance dans chacune des régions dès le haut Moyen Age, des langues qu’on a appelées dialectes ou patois. Un de ces patois a eu plus de chance que les autres : celui qui s’était développé dans le petit royaume de France et qui était d’abord restreint à quelques dizaines de lieues autour de Paris, mais qui s’est ensuite répandu dans l’ensemble du royaume, puis de la République, le français.
Pendant ce temps, en parallèle, dans chacune des régions continuaient de vivre, non seulement les différents patois issus du latin, mais également des langues d’origines différentes, comme le basque, le breton, le flamand, l’alsacien, la francisque lorrain encore bien vivants jusqu’au début du XXème siècle.
La langue française d’aujourd’hui apparaît donc comme le résultat d’un amalgame heureux entre la langue qui a été diffusée à partir de l’Ile-de-France et toutes celles qui s’étaient développées dans les autres provinces. Cette diversité d’origine, plus tard uniformisée de façon plus ou moins autoritaire, explique pourquoi chaque mot de la langue française a une histoire, comme par exemple le mot chandail, que les enfants n’emploient plus aujourd’hui et qu’ils considèrent comme un mot des parents. Ce mot chandail est en fait une abréviation de marchand d’ail : aux halles de Paris, les marchands d’ail, à la fin du XIXème siècle, portaient un tricot qui a connu une certaine vogue, grâce à un fabricant de confection qui l’a reproduit et diffusé, donnant en même temps au mot chandail une gloire dont on sait aujourd’hui qu’elle était éphémère. Mais ce mot n’a peut-être pas dit son dernier mot.
Ainsi vont les langues, avec des mots qui naissent, prospèrent ou s’effacent selon l’air du temps. Mais tous laissent des traces, qui s’accumulent au cours des siècles pour former un trésor commun, chaque nouvelle génération apportant sa contribution personnelle à la langue de demain.
Étant donné que notre étude est consacrée à reconnaître la formation des mots de la même famille et des lexiques congénères, il est nécessaire de s’appuyer sur la linguistique et ses branches, notamment la morphologie  et la lexicologie française.
Nous observons deux genres de morphologie :
• La morphologie dérivationnelle est une branche de la morphologie qui s’intéresse à la formation et à la construction des mots nouveaux.
• La morphologie flexionnelle qui étudie la variation de formes des unités lexicales en fonction de facteurs grammaticaux (genre, nombre, fonction syntaxique, classe lexicale, temps, mode,…) sans changement de sens global.
ΙΙ- La création lexicale 
Les mots français se décomposent en morphèmes. Le morphème est la plus petite unité lexicale significative. Le français connaît des mots simples, des dérivés et des composés. Les mots simples ne se décomposent pas à l’état actuel de la langue: exemple : terre, ciel.
Un mot est dit « dérivé » lorsqu’il est formé par l’adjonction d’un ou plus affixes à un radicale ou (base).
-affixe est un morphème non autonome qui s’ajoute au radical d’un mot pour en modifier le sens ou la valeur grammaticale.
On distingue trois sortes d’affixes :
Les préfixes, les suffixes, et les infixes (on utilise très rare aujourd’hui).
-préfixe : l’élément précédant le radical d’un mot qui en modifie le sens ou la valeur grammaticale. Par ex : -in dans le mot inamical
-suffixe : est un affixe ; l’élément ajouté après le radical d’un mot pour former un dérivé de ce mot, ou en modifie le sens, ou la valeur grammaticale.
Ex : -cal dans le mot amical est un suffixe.
-infixe : lettre ou groupe de lettres qui s’insère au milieu d’un mot et qui est étrangères à sa racine ; utilisé dans certaines langues « telles que le cambodgien et le sondéen ». En sondéen (langue d’une île asiatique) par ex : /de : k/ signifie « dormir » et /domne : k/ signifie « le sommeil ».
-radical ou base : est ce qui reste d’un mot dérivé si on lui ôte tous ses affixes. Dans le mot malheureusement -mal=préfixe -ment=suffixe et ce qui reste heureu(x) est la base.
Un mot dérivé peut être formé de la combinaison d’un ou plusieurs préfixes ou suffixes, ex : anti-constitution(n)-elle-ment.
Ainsi les dérivés se décomposent en racines, porteurs de la signification lexicale du mot, et affixes (suffixes et préfixes) appelés à modifier l’idée du radical par une idée secondaire. Les préfixes sont toujours préposés à la racine, les suffixes lui sont postposés. Par ex : le motdésatomisationcomprend la racine atome, le préfixe -dé qui marque l’opposition par rapport à l’idée de la racine et le suffixe -isation. La racine est la partie originaire du mot. Elle forme avec les affixes le thème qui s’oppose à la désinence (terminaison) qui a une valeur purement grammaticale.
On ne peut pas échapper aux néologismes. Essentielle pour le développement d’une langue, la création de mots nouveaux en reflète la vitalité. Que ce soit pour désigner des réalités nouvelles ou pour se singulariser, ces mots fleurissent dans toute langue. Certains se verront attribuer le statut de termes officiels et seront vedettes de dictionnaire, d’autres n’atteindront jamais cette reconnaissance, mais qu’importe, seuls comptent le plaisir et les besoins de la communication. Comment se forment ces mots, comment l’histoire s’en est-elle accommodée et suivant quelles modalités ont-ils été consacrés dans les dictionnaires ? On forme des mots nouveaux à la base des éléments et modèles de formation existant déjà dans la langue. Les modèles de formation agissent généralement au cours de longs siècles, toutefois leur stabilité n’est que relative. Les changements dans le système de formation se font très lentement en comparaison du renouvellement du vocabulaire. En tant qu’exemple : On constate la disparition de – age pour former des adjectifs (ramage) et l’apparition de – ique au ΧṾΙe siècle (empirique, domestique, excentrique).
Dans le français d’aujourd’hui des dérivés et des composés se créent constamment, tandis que de nouveaux mots simples apparaissent rarement. Quels sont les moyens productifs de la formation des mots dans le français d’aujourd’hui?
Parmi les moyens productifs de la formation on doit citer l’affixation la (formation morphologique), la conversion (formation morphosyntaxique), et la composition (caractère syntaxique). La dérivation (formation morphologique) reste en français d’une vitalité intarissable.
Comme nous l’avons déjà vu, le vocabulaire français tire son origine du latin populaire transporté en Gaule à l’époque de la romanisation. A partir du ṾΙΙΙ ͤ siècle, une foule de mots du latin classique inonde le français, d’où il apparaît que les familles de mots françaises ont deux couches bien distinctes : les mots de formation populaire et savante. Les mots de formation savante sont plus proches par leur aspect phonique des mots latins. On distingue les modèles de formation morts et vivants. Le modèle est vivant, si le sens des morphèmes est clair, du moins perceptible. Ainsi les mots alouette, tabouret ne se décomposent pas actuellement en morphèmes (radical et affixes). Les affixes -et, -ette dans ces mots sont morts. Pourtant les mêmes affixes sont vivants dans les mots, ex : maisonnette / garçonnet.
« La dérivation suffixale est un procédé de formation bien vivant et productif en français contemporain ». Telle est l’opinion des linguistes russes et français (A. Darmesteter, K. Nyrop, E. Pichon). Le contraire est dit par Bally, Marouzeau, Dauzat »3. 
Le français a possédé plus de cent suffixes différents ; les uns vivant à l’origine, se sont éteints ; les autres, nés au cours de l’évolution de la langue restent encore productifs sans rien perdre de leur énergie primitive. La forme de certains suffixes a changé par suite des modifications de la prononciation ; souvent aussi, la signification a changé avec le temps. EUR- , -IE , -AIN – ESQUE -AD, -ANCE, -ENCE (les suffixes nominaux) sont devenus moins productifs en comparaison avec l’ancien français ; ( – Ment a été remplacé par -Ation) ex :améliorement-amélioration), ( -EUR est remplacé par –Esse ) ex :tristeur -tristesse
La fonction des suffixes et leur signification ont changé avec le temps.
–Age formait des adjectifs (ex : ombrage, ramage). Dès le XVe siècle il forme des substantifs à valeur collective: ex : feuillage, plumage, personnage (agent). De nos jours il forme des noms d’action, ex : blocage, allumage.
Le suffixe germanique –Ard s’ajoute de préférence aux radicaux verbaux, il indique l’agent de l’action,  il a un sens péjoratif : dormard, paniquard,politicard. Autrefois il formait les noms propres: Bernard, Gérard, (les noms des mâles), et d’animaux : ex. canard.
La dérivation suffixale reste une source inépuisable pour la formation des noms et des adjectifs, néologismes verbaux.
Du point de vue de leur origine on peut classer tous les suffixes, en suffixes d’origine latine, de formation française et d’origine étrangère. La majeure partie des suffixes français est d’origine latine. Parmi les suffixes empruntés sont: -iste, -isme, -iser (grecque), -ARD, -AUD (germanique) –, -Ade, Esque (italien) Les suffixes de formation française ont des formes composées .
Les préfixes se subdivisent en préfixes morts et vivants, productifs et improductifs. On y rencontre l’étalement des formes doubles (d’origine savante et populaire). Le groupe le plus nombreux est d’origine latine et grecque. Souvent ils proviennent d’adverbes et de prépositions latins ce qui donne à certains linguistes la possibilité de les classer parmi les mots composés.
De nos jours la plupart des préfixes ont complètement perdu leur ancienne valeur d’adverbes et de prépositions, ils sont devenus de simples morphèmes (affixes), ce qui nous permet de rapporter la formation préfixale à la dérivation  et non à la composition.
En ancien français la préfixation était plus répandue que de nos jours. Avec le développement des tendances analytiques, nombre de dérivés furent remplacés par des périphrases.
 
L’ancien françaisLe français moderneIl anuite →
S’aparessir →
Abarbir →
Apoltronir →
Désangoisser →
Enfierir →il fait nuit
devenir paresseux
rendre barbare
rendre poltron
tirer d’angoisse
rendre fier               
Peu à peu ont disparu des formations synonymes du même radical telles que méliorer-améliorer, mercier-remercier. La forme préfixale, étant plus expressive, l’emporte.
II-1 Racine /radicale/base
o Racine
Le terme racine était plutôt utilisé en français ancien :
«  La notion de racine est peu utilisée en linguistique française. Il estgénéralement inutile (et mal aisé) de distinguer la racine du radicale. Toutefois, la notion de racine est utilisée en linguistique diachronique. Par ex : quand on remonte aux étymons (base) indo-européens ou quand on repère des matrices trilittères de caractère onomatopéique.  » 4
« En linguistique romane, la racine est une forme généralement latine, dont l’existence est attestée ou supposée et dont est issue une forme plus récente attestée dans l’une des langues ou dans l’un des parlers romans. La racine de mère est la forme latine materm. » 5
La notion de racine existe pour certaines langues comme arabe;de point de vue de la forme, elle correspond généralement à un format trilittère (trois lettres, mais signifie en fait trois phonèmes). Du point de vue du sens, elle correspond au dénominateur commun aux différents mots construits sur une racine. Il s’agit donc d’une notion abstraite. Par exemple : /kataba/ signifie écrire, /yiktib / signifie elle écrit et /katabit/ il écrivit.
La racine est contestée pour le français car des racines ne peuvent y être retrouvées dans le même système de la langue, mais seulement par comparaison avec d’autres langues, telles que les autres langues indo -européennes.
Le français étant une langue romane (issue du latin), on peut également rechercher les racines latines dont certains mots français sont issus. (Il s’agit toujours d’une étude plutôt diachronique que synchronique).
o Base
« La base est ce qui reste d’un mot dérivé si on lui enlève tous les affixes. »6
En grammaire, on donne le nom de base ou racine au radical nu (sans désinence d’un mot) : ainsi parle est une base verbale de parler, parlait, parlons.
«  En morphologie, notamment verbale, la base est l’ensemble constitué par le radical et les affixes qui s’ajoutent à lui. Les morphèmes flexionnels s’ajoutent à la base. Quand il n’y a pas d’affixe, la base se confond avec le radical ».7
o Radical
Selon Arrive, Gadet, et Galmiche,
«  Dans les classes grammaticales comportant une flexion, le radical constitue le lexème (ou morphème lexical). Il s’oppose aux affixes (préfixe et suffixe) et aux morphèmes flexionnels. Dans ‘‘retravaillerez’’ : re- est un préfixe, er- et ez- sont des morphèmes flexionnels, le radical est travail. »8 
  Le radical est la base minimale d’un terme, une fois ôtés tous les affixes qui ont servi à le former. Ainsi le radical de blanchissement est blanc.
« On appelle radical une des formes prises par la racine dans les réalisations diverses des phrases. Le radical est donc distinct de la racine , qui est la forme abstraite servant de base de représentation à tous les radicaux qui en sont les manifestations. Ainsi, on dira que la racine /ven/ a deux radicaux «  vent et vient  » qui se réalisent avec adjonction de désinences grammaticales dans venons , venue , venait , vienne , viennent,…. De même la racine /chant/ a deux radicaux chan- et cant-  ,qui se réalisent dans les formes :chanter, chantait, chantre chanteur, cantilène ; une racine peut n’avoir qu’un radical en ce cas racine et radical se confondent  » .9
Dans un mot dérivé, on peut considérer soit la partie qui reste lorsqu’on a retiré tous les affixes (dérivationnels et flexionnels) ; soit la partie qui reste lorsqu’on a retiré seulement les affixes flexionnels ex :
ReClign ot (e) r Adérivationnel FlexionnellePréfixePartie 1 Suffixe
clign ai s dérivationnel Flexionnel
Clign ai sPréfixePartie2 Suffixe
Selon les auteurs, les parties notées 1 et 2 dans les exemples ci-dessus sont appelées soit radical, soit base (la partie 2 est parfois aussi appelée racine.)
Nous emploierons le terme de radical, pour désigner la partie restant dans un mot dérivé lorsqu’on a retiré tous ses affixes.
Lorsqu’on a affaire à une dérivation multiple, le radical est la base de la première dérivation. Chaque dérivation successive produit une nouvelle base pour la suivante. Ex : commercialement
Base1=radical → commerce + al=commercial
Base 2= commercial + ment =commercialement
Commerce est la base de commercial et ; commercial est la base de commercialement
D’autres exemples :
Base1=radical = constitution + -el : constitutionnel
Base 2=constitutionnel +le : constitutionnelle
Base3=constitutionnelle +ment =constitutionnellement
La flexion est l’objet de la morphologie  qui par ajout d’affixe ne crée pas un nouveau lexème (mais elle change au niveau grammatical : genre, nombre, personne) sans altération du sémantisme du cœur lexical.
La dérivation est l’objet de la lexicologie qui crée un nouveau lexème par l’ajout d’un affixe, apportant un changement au niveau sémantique.
Flexion est régulière et Dérivation est irrégulière ; c’est une inférence illégitime. Nous pouvons voir cette opposition par les propos suivants :
« Une affixe flexionnel, se combine avec toutes les bases d’un même type ; toutes les bases verbales se combinent avec les affixes de la conjugaison. L’adjonction d’un affixe dérivationnel est moins prévisible  : si on a bien chanteur , danseur , provocateur, etc…pourquoi n’a-t-on pas *nettoyeur ,*apaiseur ,*rinceur ? »10
  « L’idée de système dérivationnel se heurte à l’irrégularité. La morphologie lexicale apparait souvent, au regard de la morphologie flexionnelle en particulier  comme peu systématique et dominée au contraire par les caprices de l’usage et les décisions arbitraires de la norme. Ce point concerne surtout la dérivation affixale (comparée à la flexion) ».11
Les informations dérivationnelles sont par nature, moins régulières que les précédentes [les informations flexionnelles] et donc moins bien adaptées à un traitement automatique :
« Tout d’abord elles sont peu systématiques. Une même séquence de caractères peut avoir différentes significations grammaticales et sémantiques.
Ainsi, dans ‘’anticonstitutionnel’’ ou ‘’anticlérical,’’ anti- a le sens de opposé à, alors que antimoine ne signifie pas opposé aux moines […].
Ensuite elles ne sont que partiellement productive : un nouveau mot ne va pas nécessairement subir les mêmes dérivations que les autres mots de sa class […].
Pour prendre des exemples français, pourquoi décentrage et décentrement, mais centrage et non *centrement […] ou mangeable et non *comportable ? Enfin elles changent la catégorie du mot […]. »12
Prenons le mot vendeurs ; nous pouvons identifier trois morphèmes dans cemot : vend = `donner en échange d’argent -EUR = quelqu’un qui fait l’action indiquée dans la base verbale, et -s = `pluriel. La forme du mot :
Vend + EUR +s 
Nous indique qu’il y a des couches de formation à partir de la base.
Le suffixe  -EUR  s’ajoute d’abord pour transformer une base verbale vend en un nom vendeur. Ensuite, l’élément de flexion  -s  s’ajoute au nom vendeur pour faire un nom pluriel.
On constate que le premier ajout change la catégorie grammaticale et aussi l’identité du mot : vendeur n’est pas le même mot que vend. Par contre, le deuxièmeajout ne change ni la catégorie grammaticale, ni l’identité du mot: vendeurs et vendeur sont deux formes du même mot.
Certes, flexion et dérivation ont en commun un certain nombre depropriétés, maintes fois notées. Sans prétendre à l’exhaustivité, signalons que :
• Elles se donnent comme cadre le même type d’unité : le « mot » (même si, on le verra, le mot de l’un n’est pas le mot de l’autre).
Il est à remarquer qu’on nomme quelquefois « des affixes flexionnelles : les grammèmes et des affixes dérivationnels : les dérivatèmes ».
II-2 Unités lexicales productives et unités lexicales bloquée :
On parle de  « production » lorsqu’une unité lexicale produit des dérivés. Les unités lexicales sont plus ou moins productives selon le nombre de dérivés qu’elles produisent. Le mot chrome, par exemple, est très productif puisqu’il donne lieu à un grand nombre de dérivés : chromer, chromage, chromé(e), chromatage, chromate, chromeur, chromifère, chromique, chromisation, chromiser, chromyle, bichromate, bichromaté, déchromer, déchromage, déchromateur.
Certaines unités lexicales ne produisent aucun dérivé



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